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La Forêt des Mânes de Léa de St Julien au Jardin du Luxembourg

Une arche vue du ciel...

2006-foret-des-manes-150  2006-foret-manes-vueaerienne-2-350La Forêt des Mânes

 La Forêt des Mânes est une invitation à vivre la ville et l’art autrement,

sollicitant l’imaginaire et le rêve présent en chacun de nous,

elle est prétexte au voyage au travers des matières, supports et fragrances…

à partir du 10 mai 2006.

Flottant sur un gravier bleu couleur outre-mer, La Forêt des Mânes s’étend sur une centaine de mètres le long de l’allée Saint-Michel et propose au visiteur d’évoluer au sein d’un espace insolite au coeur même de Paris : une arche d’une largeur de 7 mètres, composée de bambous géants pouvant atteindre jusqu’à 15 mètres de haut.

Entre ces végétaux sont suspendus des voiles de portraits photographiques mettant en avant des anonymes aux origines diverses, mais aussi des objets choisis : parfums, miroirs, sampians, bouts de verre sculptés par la mer ou encore morceaux de tissu.

Processus de vie, d’ancrage et d’émanation

La Forêt des Mânes s’interroge sur les traces, les réminiscences et les possibles ouverts à la pluralité des rencontres humaines et des métissages culturels et raciaux. Elle prend sa source d’inspiration en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Amérique, en Inde, en Afrique, en Asie et en Bretagne ... ces terres aux populations déplacées d’un continent à l’autre et qui partagent un passé complexe et douloureux. 

La Forêt des Mânes symbolise donc le chemin, celui de l’exil, volontaire ou non, de la transplantation, en même temps qu’elle célèbre une multitude de possibles car il s’agit moins d’un retour aux origines que d’une projection, un questionnement sur le devenir de l’être.

En mettant en scène des anonymes aux origines variées ou mêlées, La Forêt des Mânes, acquiert une dimension universelle. Elle propose de nous faire converger, au coeur de Paris, dans un espace de paix, de méditation et de médiation ludique.

Une installation où chaque élément a son importance

Empreint d’une symbolique forte, Le Bambou, qui croît de façon naturelle dans toutes les parties du monde - sauf en Europe où il a été importé -représente « l’autre » rendu soi, miroir culturel qui transforme celui qui s’y voit. C’est aussi le symbole de l’individu tendu vers une élévation et dont la force vient également du maillage souterrain, des rhizomes capables comme le Ginko, l’arbre le plus vieux du monde, de résister aux cataclysmes nucléaires.

La Forêt des Mânes replace l’humain dans un monde d’interconnexions et de correspondances : faisant partie d’un Tout, il aspire à trouver l’équilibre entre forces antagonistes mais néanmoins complémentaires.

Dans un univers en mouvement perpétuel, un hommage est alors rendu à la force des Mânes, celle des Ancêtres, de l’Esprit, de l’immatériel, qui transcende la mort en reliant passé, présent et futur.

 


La Forêt des Mânes
est visible et ouverte au public à partir du 10 mai 2006 au Jardin du Luxembourg.

Installation : Léa de St Julien
Conception technique : Emile Romney

Entrée libre
Du lundi au dimanche, de 7h30 à 21h00

Espace exposition :
Jardin du Luxembourg
Allée Saint-Michel
PARIS
Accès boulevard Saint-Michel
Métro : Notre-Dame-des-Champs ou R.E.R. Luxembourg

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