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géographie

République Dominicaine

République dominicainePays des Grandes Antilles, la République Dominicaine occupe environ les deux tiers de l'île d'Hispaniola, en mer des Caraïbes, Haïti occupant le tiers ouest de l'île. L'espagnol, langue officielle du pays, qui compte environ 9,2 millions d'habitants est suivi du créole haïtien, deuxième langue parlée du pays, par les migrants haitiens et dominicains d'origine haïtienne.

Le nom de République Dominicaine a été institué par la constitution de 1844 qui commence ainsi : "Les députés des peuples de l'ancienne partie espagnole de l'île de Saint-Domingue décrètent...". Son origine se trouve dans le nom de la capitale, Santo Domingo ( les francophones l'appelent Saint Domingue, ce qui prête souvent à confusion), lui-même tiré de saint Dominique de Guzmán.

La découverte de l’île, baptisée Hispaniola, par Christophe Colomb en 1492 ouvre une période jalonnée de colonisations et interventions directes extérieures successives (espagnoles, françaises et américaines). Le territoire de l’actuelle République Dominicaine est en fait issu d’un partage effectué à la suite du traité de paix de Ryswick (1697) qui divisa l’île en deux : la partie occidentale (la future Haïti) revint à la France, tandis que l’Espagne obtenait la partie orientale jusqu'en 1821, date de l'indépendance de cette partie de l'île.

Cependant cette partie fut annexée par Haïti de 1822 à 1844 lorsqu’une insurrection chassa la garnison haïtienne de la colonie Saint-Domingue espagnole et proclama la République Dominicaine. Fragilisée par la menace des invasions haïtiennes, la République Dominicaine, conduite depuis 1844 par le président Pedro Santana, sollicita le retour de l’Espagne. La présence de l’Espagne ne parvint pas à mettre fin à l’instabilité et, en février 1865, les Dominicains recouvrèrent leur indépendance.

Des années d’instabilité politique (dont l’occupation américaine de 1916 à 1924) ont alors précédé la dictature de Rafael Leónidas Trujillo Molina  qui pris le pouvoir le 23 février 1930.

Suite à ce coup d'État, le despote Rafael Trujillo régna sans partage jusqu'à son décès. Il changa le nom de la capitale du pays (Saint-Domingue) en Ciudad Trujillo, s'appropria au bénéfice de lui-même et sa famille la majeure partie des terres arables. Son régime fut marqué par la répression, l'usage de la torture et le meurtre politique. En 1937, il ordonna le massacre de 15 000 Haïtiens tués à la machette à la frontière dominico-haïtienne.

Dès août 1960, l'Organisation des États américains (OEA) imposa des sanctions diplomatiques à son encontre estimant qu'il était complice dans la tentative d'assassinat du président vénézuélien Rómulo Betancourt. Le 3 août 1960, Joaquín Balaguer Ricardo, qui depuis 1935 avait été à divers titres au service du régime Trujillo, devint « président constitutionnel » fantoche au service de Trujillo. Au bénéfice de sa position au sein de l'appareil d'État, il réussit à prendre le pouvoir à la suite de l'assassinat le 30 mai 1961 de Trujillo (La Fiesta del chivo). Il fut néanmoins rapidement renversé...

Longtemps centrée sur les exportations agricoles, l’économie dominicaine s’est réorientée vers les zones franches et le tourisme (2,8 millions de visiteurs environ, dont la moitié sont européens), et bénéficie d’importants transferts de fonds de la diaspora qui contribuent à près de 14% du PIB (1 million de Dominicains aux Etats-Unis). Le pays a connu une des croissances les plus fortes du monde de 1995 à 2000 (croissance moyenne de 7,75% de 1999 à 2000, mais 2,7% en 2001) et s’est ouvert à l’investissement étranger, qu’il souhaite diversifier afin de s’affranchir d’une relation quasi-exclusive avec les États-Unis.

En 2003 et 2004, le pays a connu, sur fond de divers scandales dont celui de la banque Baninter, une grave crise financière conduisant à une forte dévaluation du Peso Dominicain (dont la parité est passée d'environ 16 Pesos dominicains pour un Dollar américain à 50 Pesos dominicains pour un Dollar américain), une inflation importante et une crise de l'endettement. Cette crise financière s'est accompagnée d'une baisse considérable du niveau de vie des habitants.

L'identité dominicaine constitue une question cruciale dans un pays dont une partie de l'élite depuis l'époque de Trujillo a promu les origines espagnoles et indiennes de la population, niant l'apport de l'Afrique, via Haïti et les autres immigrés des îles avoisinantes (Saint-Kitts, Névis, Tòrtola) appelés les «Cocolos».

Selon le sociologue Carlos Andújar pour que la République Dominicaine puisse se développer harmonieusement, il faudra qu'elle se réconcilie avec ses origines multiples.

Concernant ses relations avec l'Haïti voisine partenaire privilégié pour ses exportations, la République Dominicaine a fait preuve d'une grande solidarité envers le pays, à la suite du tremblement de terre même si les rapatriements arbitraires comme les qualifie le Groupe d'appui aux rapatriés et réfugiés (GARR), ont repris dès le 23 mars 2010. Depuis plusieurs années des rapports d'institutions internationales dénoncent la discrimination dont font l'objet les Haïtiens et leurs descendants, qui parfois vivent et travaillent en République Dominicaine sans pouvoir accéder à la nationalité ni dominiaine, ni haitienne. Cette situation alarmante les exclue du système scolaire et du système de santé.

Sensible à la tension que génère cette frontière, l'Union européenne soutient de nombreux projets de stabilisation à la frontière. Dans le champ culturel, une caravane d'artistes qui sillonnent les deux pays pour sensibiliser les populations bénéficie de cet appui.

 

Gens de la Caraïbe recommande :

Carlos Andújar. Identidad cultural y religiosidad popular, 2007. Santo Domingo, Editorial Breve Letra Gráfica

Esclaves au paradis, travail d'une photographe sur la situation des travailleurs haitiens en République dominicaine

 

Administration  
Statut politique République
Capitale Saint-Domingue
Gouvernement Président : Leonel Fernandez
Géographie  
Superficie
48 730 km²
Démographie
 
Population
9 183 984 hab. (2006)
Langues Espagnol
Économie  
PIB
73,74 milliards US$ (est. 2006)
PIB/hab.
8 000 US$
Monnaie
Peso dominicain (DOP)
Autres infos
 
Fuseau horaire
UTC -4
Domaine internet
.do
Ind. téléphonique
+1 809 et +1 829
Fête nationale
27 février


Sources et plus d'infos : wikipedia.fr - MAE

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