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Recherches sur l'esclavage

Un colloque sur l'esclavage lance un programme financé par l'Europe de recherche sur l'esclavage

photo S. DrozdowiezDans ce colloque qui s'inscrit dans un programme international financé par l'Union européenne dans le cadre du programme EURESCL, il s’agira de faire un bilan sur la façon dont chaque société dont sont issus les chercheurs participant  s’est saisie, ou non, de l’histoire de la traite et de l’esclavage, de voir quelles sont les revendications de mémoire qui y sont attachées, d’établir quels sont les groupes qui en sont porteurs, sous quelle étiquette catégorielle, d’analyser comment l’histoire de la traite et de l’esclavage imprègnent ou non la gestion des questions migratoires, de débattre des relations entre la recherche et l’enseignement à l’école et de réfléchir sur l’élaboration d’outils pédagogiques. Thème du colloque : Les silences nationaux sur les esclavages et les traites et leurs héritages contemporains dans la question des migrations. Sur le campus de Schoelcher, Université Antilles Guyane, les 19 et 20 mars 2008. Mercredi 13 heures - 18 heures
Jeudi 9h00- 13h00  14h00-18h00

Télécharger le programme



Dominique Rogers, coordonatrice de l'Eurescl
résume ce que ce colloque sur les silences liés à l'histoire de l'esclavage a apporté de nouveau.
envoyé par gensdelacaraibe



Catherine Coquery-Vidrovitch Campus de Schoelcher 2008
Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne de l'Université Paris VII intervenait dans le colloque EURESCL des 19 et 20 mars 2008 à l'UAG Martinique sur le nouvel élan de la recherche autour de la recherche sur l'esclavage et des polémiques soulevées autour de ces sujets.



Récemment la cohésion sociale des sociétés européennes a été interrogée par la question de l’héritage de la mémoire de l’esclavage colonial. Même si ces questions se sont imposées à des niveaux différents d’urgence et de demandes sociales, selon un spectre allant du quasi-silence à des législations mémorielles, des débats ont secoué toutes les sociétés européennes dont le développement s’est appuyé, à un moment donné de leur histoire ou à un autre, sur la traite, l’esclavage et la colonisation.

A la faveur souvent de commémorations – celle, en France, en 1998 du 150è anniversaire de l’abolition de l’esclavage, celle, en 2007, en Grande-Bretagne, du bicentenaire de l’abolition de la traite qui a donné lieu à une déclaration de la Présidence de l’Union Européenne le 26 mars 2007-, la question des héritages, de la gestion des représentations et des pratiques sociales héritées de l’esclavage dans les rapports sociaux, a été soulevée dans les pays européens. Au coeur des métropoles, des personnes se déclarant « descendants d’esclaves » sous des dénominations diverses selon les pays –« noirs », « afrodescendants », etc- interrogent le lien national sous forme de revendications de « réparations », « d’intégration » ou de « multiculturalisme ». Le débat s’est globalisé sous l’impulsion des nouvelles technologies comme le Net en imposant une relation entre l’héritage de l’esclavage et la gestion de ce que l’on peut appeler une « Black issue » ou une « question noire ».

Dans ce débat mondialisé, mêlant histoire et actualité, les questions de diversité culturelle, d’inclusion sociale, de citoyenneté, d’identité, de lutte contre les formes contemporaines d’esclavage ont été posées ou reformulées au sein de chaque entité nationale européenne. Les réponses qui y ont été apportées sont restées diverses. Il n’y a pas eu de tentative d’une réflexion générale ancrée sur une analyse historique européenne globale sur ces questions. Historiquement, pourtant, la traite et l’esclavage coloniaux ont contribué à former et à consolider la définition de l’Europe sous un angle économique, culturel et intellectuel (dans la discussion de la domination humaine puis dans la construction de la notion de Liberté) et enfin sous l’angle politique.


De nouvelles vidéos seront rajoutées ultérieurement.

En savoir plus

Centre International de Recherches sur les Esclavages. Acteurs, systèmes, représentations
esclavages.cnrs.fr

CRPLC , Centre de recherches sur les pouvoirs locaux -  Tél. : 0596 72.74.18

Renseignements :
CRPLC Tél. : 0596 72.74.18

avec l’aide du CRPLC, UAG
De l’IRD (Centre Martinique- Caraïbes)
Du CAGI, UAG
Du CIRESC (GDRI CNRS)
Du Comité Martiniquuais pour le Tourisme
De la Mairie de Schoelcher

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