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Rencontre autour des rites funéraires des Jóola (Sénégal/Guinée Bissau)

Estrade funéraire(archives) Avec les fêtes de la Toussaint en Martinique, la Bibliothèque Schoelcher et Gens de la Caraïbe vous invitent à une rencontre autour des rites funéraires des Jóola (prononcé "diola") (Sénégal/Guinée Bissau) avec Odile Journet-Diallo, directrice de recherche à l'EPHE et directrice adjointe du CEMAf le mardi 28 octobre 2008 à 18h30 à la Bibliothèque Schoelcher

Comment est pensée et vécue la mort dans une société ouest-africaine restée attachée à ses rites traditionnels ?

C’est ce qu’Odile Journet-Diallo, directrice de recherche à l'EPHE propose d’évoquer à partir des rites funéraires jóola du sud du Sénégal et de Guinée-Bissau. Le traitement du mort et de la mort sera l’occasion de dessiner quelques traits caractéristiques de cette société et d’interroger nos propres relations à la mort sous forme de questions-réponses qui suivront la présentation d’un travail entamé il y a près de vingt ans.

 

   Au sein des populations Jóola du Sénégal et de la Guinée-Bissau, entre forêts et mangroves, le pays jamaat dont il est ici question passe pour un véritable conservatoire des institutions villageoises et des cultes voués à des puissances dont les autels quadrillent le territoire.


 Ces puissances, « jetées sur la terre » disent les gens, par le Créateur, maître du ciel et de la pluie, régissent toute la vie sociale et individuelle et ce, malgré les tribulations de l'histoire moderne et des missionnaires.
Comment comprendre la vitalité de l’activité rituelle liée à ces cultes anciens. Et notamment celle des rites funéraires ?

C’est en suivant le vif des chroniques villageoises et des observations  recueillies par l’auteur lors de ses séjours répétés sur le terrain, que nous entrerons dans les représentations de la personne  et de la terre.


Par « terre », les Jóola entendent le sol, le territoire et les habitants qui le peuplent, mais aussi l’espace invisible où transitent les « âmes » du riz et des défunts à renaître et l’ensemble de ces puissances

De quoi sont faits ces rites ?

En traitant le corps, les survivants traitent en même temps les différentes composantes de la personne du défunt.
Ils en profitent aussi pour régler les affaires de la société.
Ces rites font partie d’un ensemble plus large de rituels qui visent à s’acquitter de dettes sacrificielles contractées volontairement ou non, y compris de dettes héritées de parents défunts. Il n’est guère de villageois, homme ou femme, qui ne vive sans « une corde attachée ». 

L’auteure nous convie à l’exploration des différentes figures de cette dette. L’ouvrage fait une large place à la relation de moments forts ou ténus, heureux ou dramatiques, qui donnent à la vie jamaat une tonalité tout à la fois si singulière et si proche.   

Odile Journet Diallo est directrice d'études à l'EPHE (ethnologie des Religions de l'Afrique Noire), et directrice adjointe du CEMAf (Centre d'Études des Mondes Africains, UMR 8171). Elle fréquente depuis de longues années les sociétés jóola du Sénégal et de la Guinée-Bissau

Elle a notamment contribué aux recherches collectives menées au sein du laboratoire « Systèmes de Pensée en Afrique Noire » sur le sacrifice, le deuil, les objets-fétiches, le totémisme et l'initiation.

Elle est l’auteur de l’ouvrage "Les créances de la terre - Chroniques du pays jamaat (Jóola de Guinée-Bissau) " paru en 2007 dans la collection de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes – Section des sciences religieuses.

Informations pratiques
Mardi 28 octobre 2008 - 18h30 précises.
Durée : 1 heure
Bibliothèque Schoelcher – Rez de chaussée

Ecouter sur Radio Martinique , lundi 27 octobre 2008 à 18 heures.

et dans les programmes de Radio APAL

 

Photo 2

Danses funéraires des parentes maternelles et paternelles, qui, pour l'occasion se couvrent de boue - Photo Odile Journet 2001

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