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Atelier culture : RFO (Martinique) au cœur du débat / An tjè déba-a

Le rôle de RFO s'est imposé comme thème de l'après-midi de cette deuxième journée d'atelier sur la Culture, Mémoire et Identité du 02 mai 2009 au Centre de Culture et de rencontres de Fonds Saint-Jacques. Les questions fusaient les unes après les autres sans que personne ne songe à prendre de note. La salle lui reprochait notamment le trop peu de diffusion d’artistes locaux, d’émissions locales, le manque de dessin animé local… mais aussi lui rappelait une nécessité de sortir du fonctionnement national avec un besoin de pertinence et d’impertinence de leur politique locale.


Gérard Guillaume, directeur d'antenne, même en arrivant en retard, a trouvé une parade à toutes les attaques dont la chaîne de service publique faisait l'objet. Homme de communication, il a évoqué  "notre télé"  évoquant là une chaîne 100% locale avec des émissions produites par RFO pour "notre" Martinique à l'horizon de 2010 avec l'arrivée de la TNT dans les DOM. Et ce sans que pour autant de budget supplémentaire y soit alloué à ce jour.  A la question deux fois posées par Fanny Auguiac, ex-directrice du CMAC et membre du Conseil pour la Culture, l'Education et l'Environnement sur la mutualisation éventuelle des moyens de production avec les stations du réseau dont notamment la Guadeloupe, la plus proche, G. Guillaume reconnaîssait que cela sera ... "difficile" sans pour autant expliquer pourquoi.

Sur la question des archives, une responsable de RFO a rappelé que suite à l'incendie de 1988 dont elle a été victime, RFO avait perdu toutes ses documents collectés depuis 1977. Depuis peu, les images de RFO sont envoyées à l'INA qui conserve par ailleurs toutes les archives du service publique. La question des archives radio ? La question n'a pas été soulevée.

Max Monrose a rappelé que le problème de l’audience est capital ainsi que celui de l’arrêt de la publicité ; il a demandé par ailleurs pourquoi il n’y avait pas d’accord entre la Région et l’état concernant le CNC. Ces questions sont restées sans réponses.

La houle RFO passée, d’autres sujets ont pu être abordées. Sans transition, José Egouy, comédien s’en est pris ouvertement à la DRAC sur ses critères d’attribution d’agrément. Ce sujet revient régulièrement dans les réunions publiques mais cette fois-ci, les représentants de la DRAC ont reçu comme consigne de ne pas s’exprimer sans que ceci soit expliqué au public présent qui pouvait se poser des questions. Le comédien a par ailleurs interpellé RFO en demandant pourquoi le conte et le conteur, pourtant artiste à part entière dans la vie culturelle martiniquaise est si peu rencontré sur les ondes…

Par ailleurs, le Conseil régional représenté par Edmond Mondésir en tant que président de séance  a pu répondre à quelques attaques et défendre la place de sa collectivité… curieuse disharmonie de ton, lorsque l’on sait que la mésentente des diverses instances est à l’origine de bon nombre de difficultés des acteurs de la culture.


Au sujet des Etats généraux, il était question de mettre les choses à plat et dire des choses non exprimées auparavant. Pourtant, l’organisation (trop) rapide de ce rendez-vous ne permet pas de s’appuyer sur l’existant (seule la DRAC a remis aux organisateurs son bilan qui n’est cependant pas à ce jour à la disposition du public), et le choix des présidences et des rapporteurs ne s’est pas fait sur des personnalités neutres permettant une parole libre. José Exilis, metteur en scène et fin observateur a rappelé que dans sa pratique et au cœur de ces états généraux, l’artiste se sent pris en étau entre  deux collectivités (département, région) mais  aussi entre les deux collectivités, d'un côté et l’Etat, de l'autre.

Remarqués dans la salle :

José Exilis
Yvette Galot, directrice du Fonds Saint-Jacques
Max Monrose, réalisteur
Fanny Auguiac, co-fondatrice du CMAC
Valérie John, Déléguée Académique à l'Education Artistique et à l'Action Culturelle
Bernard Domergue et son fils
Alain Hauss, DRAC Martinique et tous les conseillers sauf Dominique Brébion.

….

A savoir : José Hayot, rapporteur du permier atelier a démissionné.
Katharina Blum, collaboratrice du Fonds St-Jaques a filmé tous ces échanges. Dominique Taffin, rapporteur, est chargée du compte rendu.

 

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