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Tourisme culturel à Santo Domingo et environ

La Guadeloupe a désormais depuis octobre 2010 sa ligne directe vers Santo-Domingo-centre ville mais les campagnes touristiques menées par la République dominicaine mettent en avant les plages de sable blanc.  Celles luxueuses de Cap Cana (qui veulent concurrencer les Iles vierges américaines ou Les Bahamas) ou celles de Punta Cana exploitées par des chaines hôtelières espagnoles ou italiennes et leurs formules todo incluido, que seul Cuba peut concurrencer dans la région. Mais à la différence de Cuba qui a investi dans le champ de l'éducation et de la culture, ce qui fait vibrer les Dominicains en musique, en poésie, en cinéma ou en peinture est assez peu connu à l'extérieur de l'île. Pourtant, selon la critique d'art Alanna Lockward, la création plastique contemporaine en République dominicaine possède des qualités qui ont permis aux créateurs d'exporter leur travail en Amérique et en Europe. Mais cela reste anecdotique. En littérature, Marcio Veloz Maggiolo qui incarne l'avangardisme narratif reste le nom le plus connu, et en musique le merengue poétique et populaire de Juan Luis Guerra ou quelques tubes de Aventura résonnent dans les oreilles hors de l'île.
Cependant, des propositions alternatives comme celles de la compositrice et chanteuse Xiomara Fortuna qui allie toutes les composantes culturelles de l'île pourraient marquer d'un sceau indélébile le made in République dominicaine à l'intérieur et à l'extérieur de cette république « perfectible » comme aime le rappeler le groupe Bondié* qui anime les bals publics en plein air du dimanche de la capitale dans les ruines d'un monastère. Après deux occupations américaines, le massacre de 15 000 Haitiens en 1937, plus de trente ans de dictature (Trujillo l'inculte puis Balaguer, son maître à penser et idéologue anti-haïtien) durant laquelle des intellectuels ont insufflé le fantasme d'une identité hispanique ou amérindienne dans les mentalités dominicaines niant l'apport africain, de nombreux efforts sont menés par la société civile pour rétablir quelques vérités et réconcilier le Dominicain avec ses origines multiples. Gens de la Caraïbe choisit donc de vous donner quelques pistes pour lire et vivre à votre façon ce pays qui se découvre peut-être lui même petit à petit.

En 2010, la ville de Santo Domingo, plus grande ville de la Caraïbe - avec La Havane (2 millions d'habitants) bénéficie du label Capitale américaine de la culture. Ce label valable un an vise à promouvoir le patrimoine architectural et les événements culturels de la capitale dominicaine.

Lieux de concerts, de spectacles, de rencontres, de créations recommandées par Gens de la Caraïbe :


- Casa de Téatro (37° anniversaire en 2011)

Scène de spectacle, musique, théâtre situé dans la zona colonial. Un bar cafétéria sous une tonnelle accueille de jeunes musiciens en herbe. Une exposition d'arts visuels accueille les visiteurs.  www.casadeteatro.com
Arzobispo Meriño n°110 – Zona colonial

- El centro cultural Léon Jimenez à Santiago de los Caballeros -  Avenida 27 de septiembre

Avec ses deux expositions permanentes et une temporaire sur la culture dominicaine, ce centre culturel propose régulièrement des spectacles en extérieur qui valorise un aspect de la culture du pays. Une boutique (la tienda) propose livres, CD et artisanats de qualité.

www.centroleon.org.do

Expositions

- El centro cultural Léon Jimenez à Santiago de los Caballeros s'engage depuis des années à valoriser les jeunes créateurs contemporains. Exposition d'arts visuels permanente. Fermeture annuelle les premiers jours du mois d'août. www.centroleon.org.do

Site Internet sur les peintres dominicains : http://www.latinartmuseum.com

Deux élèves dominicaines devant la statue du Père Bartholomé de las Casas qui précède l'entrée du musée de l'Homme dominicain. De gauche à droite, l'Africain qui rompt ses chaines (Lemba), le Père catholique Bartholomé de las Casas qui évanglisa les aborigènes (en avant), Enriquillo, le cacique qui mena une guérilla contre la colonisation espagnole. © GdC 2010

  • A Santo Domingo, la Plaza de la cultura “Juan Pablo Duarte”,  calle Pedro henriquez Ureña (Gazcue) regroupe plusieurs musées ouverts tous les jours sauf le lundi de 09 heures à 17 heures dont :
  • Musée d’art moderne, 20 pesos l’entrée
  • Musée de l’homme dominicain,  75 pesos l’entrée
  • La Galeria nacional de bellas artes - Metro Estación Bellas Artes
    propose régulièrement des expositions d'arts visuels locales ou internationales.
  • Colegio dominicano de artistas plasticos (Codap) - Galerie présentant des travaux d'artistes dominicains en art contemporain. Calle El Conde # 58, Zona colonial (face à l'école d'arts plastiques)
  • Galeria de arte Cándido Bidó. Dr. Báez n° 5, (Gazcue) Santo Domingo
  • Sur les grilles du Parc de la Independencia, des expositions sont régulièrement proposés. Il s'agit souvent de portraits de personnalités du pays ou de la région.
  • Hors de Santo Domingo, à Bonao, plaza de la Cultura  et museo de arte de Cándido Bidó.


LIVRES/LIBROS

-    Librairie Avante, Arzobispo Nouel, zona colonial.
-    Librería La Trínítaría, Arzobispo Nouel, n° 160, zona colonial.

Repères :
Quelques écrivains (poètes et romanciers): Marcio Veloz Maggiolo, Angela Hernández Núñez .. Voir aussi www.escritoresdominicanos.com

Une anthologie de la poésie dominicaine des XIX° et XX° siècle est parue en 2009 sous forme d'enregistrements sonores. Ce coffret de CD accompagné de livrets a été produit par Voces a los 4 vientos.

La Feria del livro célèbre le livre lors d'un manifestation populaire dans les jardins de la Plaza de la cultura.

La bibliothèque nationale située à la Paza de la Culture est fermée pour travaux.

Recommandations : Carlos Andújar. Identidad cultural y religiosidad popular, 2007. Santo Domingo, Editorial Breve Letra Gráfica. Ce sociologue et anthropologue dominicain souligne la difficulté qu'a la société dominicaine à reconnaître son multiculturalisme, notamment l'apport africain et plus particulièrement haïtien à sa culture.

Lucy Gomez Marin. Dominicanismos - Diccionario para entender al dominicano, 2009, Santo Domingo


MUSIQUE/MUSICA

Meringue et bomba, bachata, gagá, rap, hip-hop, fusion, merenrap (menrengue sous influence hip-hop), jazz rythment les journées dominicaines.

Repères : Cuco Valoy vogue entre merengue et son cubain, et s'essaye même au reggaeton, tout en gardant son public d'afficionados. Fulanito incarne le merenrap et Johnny Ventura jouit d'une grande popularité ainsi que Sergio Vargas, appelé « el negrito de Villa ». Le tube dominicain de Bachata connu à l'extérieur de l'île en 2006/2007 était signé par le groupe Ventura.

Quelques recommandations :

  • Juan-Luis Guerra, qui met en musique et en poésie le génie populaire
  • Los hermanos Rosario, 7 frères de la région de Higüey qui ont signé de nombreux succès notamment dans les années 80.
  • Roldán Marmol, connu pour ses musiques alternatives, signe en 2008 le premier album de musique gagá
  • Xiomara Fortuna, appelée la Reina de la fusión rock/rythmes afro-dominicains. En 2010, elle propose une tournée intitulée Xiomara Fortuna Caribeña avec une formule de meringue urbain fusionné avec le gagá accompagné par son groupe Banda Sinhora (Otoniel Nicolás, Josue Irrizarry Padua, Raùl Sánchez et Kike Saavedra)
  • Michel Camillo, pianiste de jazz qui reprend des thèmes caribéens

Dans la rue Condé de Santo Domingo, deux boutiques de disques permettent d'écouter les CD et de se faire conseiller. Vous aurez aussi la garantie de la qualité matérielle de votre achat (autrement dit pas de copies pirates qui vous lâchent d'ailleurs rapidement).

Une des deux boutiques : Koala records, conde n° 262, esquina 19 Marzo.

 

Danser/Bailar

  • Les dimanches de 17 heures à 22 heures, le groupe de musiciens amateurs Bondié font danser le public dans une ambiance conviviale dans les ruines du monastère San Francisco. Entrée libre.
  • El secreto musical, bar où l'on danse le son, habillé élégamment.  Calle Baltazar de los Reyes, en Villa Consuelo, quartier populaire. Le mardi soir est recommandé plutôt que les vendredis et samedis.
  • Les « Jueves Live Music de Coyote Club» se tiennent dans la discothèque éponyme jusqu'à 4 heures du matin. Calle Paseo de los Locutores dans le bâtiment Gold's Gyms, près de l'avenue Winston Churchill. Y ont été programmé Sergio Vargas, Los Hermanos Rosario, Juliana, Tito Swing et d'autres encore.

Carnaval

Le 27 février, jour férié en République dominicaine (fête de l'indépendance), tous les carnaval des autres villes convergent vers la capitale. Satyre sociale, moment de fête, créativité plastique, le carnaval dominicain s'inscrit à la fois dans la tradition et dans la modernité de façon harmonieuse.

Cinema

Une cinémathèque située dans le parc de la Plaza de la cultura propose une programmation hors des grands circuits commerciaux.

La fondation Funglode propose depuis 2006 un festival de cinéma : festival de cine global dominicano qui travaille à développer la culture cinématographique dans le pays. Des rencontres professionnelles y sont organisées.

Histoire du cinéma en République dominicaine

Documentaires DVD

Le réalisateur signe une série de documentaires sur l'histoire du pays, notamment :
Bosch presidente en la frontera imperial
La violencia del poder – los doce años de Balaguer

DVD en prêt à la médiathèque Caraïbe de Basse-Terre

Patrimoine

El Alcázar de Colón, la Catedral, la Fortaleza Ozama, le Museo de las Casas Reales, le Jardín Botánico, le Malecón et le Palacio de Bellas Artes ont été choisis par vote des internautes (label capitale américaine de la culture) comme les sept trésors du patrimoine culturel matériel de Santo Domingo. Par ailleurs, la zona colonial de la capitale est classée patrimoine de l’humanité par l'Unesco.  Parmi la liste des chefs-d’œuvre désignés par l' UNESCO, sont classé pour la République dominicaine en 2001,  l’espace culturel de la fraternité du Saint-Esprit des Congos de Villa Mella et en 2005,  la tradition du théâtre dansé cocolo.

*Le nom de ce groupe rappelle lui, l'interaction et la cohabitation aussi bien économique que culturelle entre Haïti et la République dominicaine installées sur la même île.

RESSOURCES

  • Ecouter la série radiophonique Hispaniola, une île pour deux - Un focus nécessaire, indispensable et précieux sur les relations Haïti/ République dominicaine dans la série Grande traversée sur France Culture semaine du 9 au 13 août 2010 de 9h00 à 12h30 (heure de Paris). Débats contradictoires, reportages de terrain réalisés en mai 2010 + archives, portraits rythment ces trois heures et demi d'écoute passionnante proposée par Alexandre Héraud / Réalisation, Gilles Mardirossian - Ces émissions sont réécoutables et podcastables sur le site de France Culture
  • Consulter aussi quelques notions géographiques, économiques historiques concernant le République dominicaine, ici.

Photo : Librairie La Trinitaria en 2010, une des plus anciennes librairies devenues aussi lieu de rencontres et d'expositions de portraits photographiques d'écrivains.

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