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(Archives) L'ambition planétaire du Caribbean Film Corner

#CinemaCaraibe - 2014 : à l'heure du festival de Cannes, du succès de Terra festival en Guadeloupe en 2014, et de la durabilité du FEMI, nous revenons sur le Caribbean Film Corner venu en Guadeloupe qu'une seule fois,et a continué sa route ...

Archives.

caribbean film corner logoLe Caribbean Film Corner a déposé ses valises en Guadeloupe le 22 décembre 2010 sur la place de la mairie de Pointe-à-Pitre pour une première édition à laquelle une centaine de personnes environ a répondu présente. Au côté de trois autres rendez-vous annuels cinématographiques le FEMI, le Terra Festival et le mois du film documentaire, cet événement gratuit itinérant a, le temps d’une soirée, présenté au public une sélection de films et documentaires caribéens et donné brièvement la parole aux cinéastes locaux.

Ainsi et non sans mal, le cinéma a réussi à se faire une place in extremis dans un agenda de décembre dense en événements culturels. À l’initiative de son fondateur trinidadien Neigeme Glasgow-Maeda et de son collaborateur Samuel Nirelep, ce festival est désireux de montrer au monde, ce qui se fait de mieux en matière de cinéma caribéen. Depuis son lancement à Londres en 2009, puis sa présentation à Paris en 2010, ce festival reçoit un accueil favorable, selon ses initiateurs.

Ce n'est qu'un fragment qui a été proposé en Guadeloupe où les organisateurs se sont vus obligés de revoir à la baisse leurs ambitions en raison d’un foisonnement cacophonique de rendez-vous culturels à cette époque. Une poignée de films a donc été projetée parmi ceux disponibles avec un sous-titrage en français. Ceci explique sans doute les thématiques assez sombres – de la désespérance, à une jeunesse en déliquescence minée par des problèmes de violence ou de drogue, en passant par des artistes vodouisants nécrophiles – qui ont émaillé les projections. On déplore également l’absence de présentations et de débats faute de temps qui auraient donné des outils de décryptage d’un cinéma mal connu au public, gageant à long terme de son appropriation.

Quelques cinéastes locaux ont exprimé au sein de cette tribune les problèmes inhérents à leur métier ainsi que les conditions de réalisation et de production avec des moyens souvent dérisoires. À l’échelle de la Caraïbe, les questions des droits d’auteurs rédhibitoires freinent le rachat de programmes par des chaines de télévision internationales.

Porté par des personnes conscientes de l'importance de se positionner dans le concert audiovisuel mondial, le Caribbean Film Corner bien qu’autofinancé en matière de logistique et de communication, insiste sur la nécessité de la gratuité de l’événement. Son leitmotiv : amener les films caribéens au grand public. Neigeme Glasgow-Maeda estime que le cinéma peut devenir une clé de voûte économique qu’il faut exploiter pleinement. Les enjeux sont colossaux. À l’heure où le cinéma génère des milliards d’euros et que la culture commence enfin à être considérée comme un facteur majeur de développement économique selon l'UNESCO, il est essentiel que les Caribéens explorent ces marchés, racontent leurs histoires, et démontrent leurs savoir-faire en termes de réalisation, montage, production de films et documentaires.

Toute la Caraïbe est concernée par cette industrie vectrice d’emplois et de compétences. Pour le moment, deux établissements (collège Maurice Satineau à Baie-Mahault, lycée professionnel et technique Poirier-Gissac à Sainte-Anne) proposent en Guadeloupe des cours d'audiovisuel avec une demande en constante croissance aussi bien de la part des jeunes que de leurs parents.


Aujourd'hui, la consolidation de partenariats (notamment avec des offices du tourisme) et la multiplication des projections prouvent l’intérêt d'institutions et de structures privées pour le Caribbean Film Corner. Des projections dans plusieurs pays en Europe, en Asie et dans la Caraïbe sont prévues dans les semaines et les mois à venir.
Quelques dates à noter en 2011, la projection des films documentaires « Les visages de la traite négrière » de Neigeme Glasgow-Maeda et « Espaces publics » de Jean-Luc Stanislas, ce vendredi 7 janvier à la médiathèque du Lamentin en Guadeloupe à partir de 18h00, la présence du festival le 15 janvier à Trinidad, le 05 février en Martinique et probablement une représentation au festival de Cannes au mois de mai.


A.N

> Programme 2010

Caribbean film corner, le site


A lire aussi Dynamiques et perspectives du cinéma et de l'audiovisuel guadeloupéens par C Nou Menm, p.92 (Chapitre Guadeloupe)

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