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Frauke G. «Mes étudiants allemands ont beaucoup aimé l'écriture de Maryse»

Frauke Gewecke, professeur émérite de l’Université de Heidelberg (Allemagne), s'est spécialisée dans la recherche sur les littératures hispanophones et francophones d’Amérique latine, et celle des « Latinos » aux Etats-Unis. Maryse Condé fait partie des auteurs caribéens qu'elle a abordé (en français dans le texte) avec des étudiants... allemands.

 

J’ai découvert Maryse Condé à travers ses romans, dans le contexte de mes recherches sur les îles de la Caraïbe. Je me souviens de ma première (et seule) rencontre avec elle, qui – à mon grand regret – n’était qu’une rencontre manquée.

C’était lors d’une de ses conférences à Fort-de-France il y a bien des années. Je ne garde que le souvenir de ma propre timidité de chercheur encore très jeune, qui m’a empêché de lui parler.

Trois de ses livres m’ont marquée dans mon approche de l’Autre et d’un monde, celui de la Caraïbe. J'ai également apprécié ces romans dans mon approche littéraire d'enseignante et mes étudiants allemands les ont aussi beaucoup aimés :
- Moi, Tituba, sorcière noire de Salem. (éditions Mercure, 1986), pour la vision historique de l’esclavage, empathique et solidaire, et les procédés narratifs convaincants
- Traversée de la Mangrove,  (éditions Mercure, 1989) pour la perspective « trans-caribéenne »
- Desirada, (éditions Laffont, 1997) pour la route qui mène vers les diasporas

Cependant, ce qui me fait sourire dans les livres de Maryse Condé, c’est le manque de personnages masculins convaincants.

J’aurai d'ailleurs une question à lui poser : pourquoi une si timide (voire aucune) solidarité avec Haïti et les « Latinos » aux Etats-Unis où elle vit depuis si longtemps ?

Frauke Gewecke

 

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