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Portraits

Portraits

Véronique Kanor, cinéaste + vidéos

(autoportrait)     Pendant longtemps je voyais ma vie remplie d’objets manquants, de mornes ras et d’idées sans lendemains.  

  J’ai fait de longues études, histoire de continuer à ne pas me soucier de l’avenir. (Je voulais rêver). J’ai fait attachée de presse et j’ai détesté ça. J’ai créé un fanzine, Rebelle, qui prétendait faire surgir une parole nègre et guerrière dans un Orléans très orléanais.

(Je voulais tenir une caméra. J’écrivais des débuts de scénarios avec mes angoisses post-adolescentes.) Un numéro plus tard, la clé était sous le paillasson. J’ai fait Paris pendant une dizaine d’années en me disant chaque année que c’était la dernière.

(Je voulais partir. Partir pour aller où ?) J’ai gagné ma croûte à faire des sujets sur la culture, sur la société, sur l’éphémère pour France 2, 5, RFO. Quelques émissions de radio : Melting Popote sur une radio libre où il s’agissait de racler les fonds de gamelles des cultures du monde. C’était chouette. Un jour, c’est arrivé comme ça : j’ai fait un film, La Noiraude, avec ma sœur Fabienne. On voulait essayer de dire nos en-dedans, parler d’une négresse qui ne serait pas nous, quoique…

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Les musiciens de Kan’nida : « yo ka travay ! »

2011-rene-geoffroy-webÀ l’occasion de la fête des musiciens du 22 novembre, Gens de la Caraïbe choisit de s’attarder sur le réputé groupe guadeloupéen de gwoka Kan'nida composé de musiciens amateurs, dans le sens où la plupart ne vit pas de cette pratique mais ne pourrait pas vivre ... sans cette pratique.

Ainsi, malgré leur statut « amateur » la formation ne cesse de participer à de nombreux festivals internationaux (Copenhague, Genève, Rabat, Angoulême, Paris, Nouvelle-Orléans, etc.) ainsi qu’à d’innombrables léwoz au pays. Kan’nida n’hésite pas à investir ses propres deniers pour produire quelques-uns de ses nombreux CD  et vit en gwoka tous les rites sociaux guadeloupéens (veillées mortuaires, rites du travail notamment les koudmen, et rites de la fête). Kan’nida fait du gwoka un patrimoine terriblement vivant.

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Marie-Michaël Manquat, parcours d’une citoyenne à l’énergie flamboyante

Marie-Michaël Manquat précise qu’elle est de la famille Lassource, du Vauclin en Martinique. Arrivé en « métropole » à Villiers-sur-Marne dans les années 70 à l’âge de 8 ans, quand le combat était  « chaud », raconte-t-elle en riant, « j’ai compris qu’il fallait me battre ». Hector Poullet, l’auteur guadeloupéen que nous lui présentons au Salon du livre en 2010, lui demande, amusé, si elle se bat toujours. Sans hésiter, elle rétorque : « Oui ! mais avec des mots ! ».

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Pedro Ureña Rib quitte Cayenne pour rejoindre La Havane en passant par Santo Domingo

 

Pedro Ureña Rib, caribéaniste, connu dans la région pour ses engagements en faveur de la prise en compte de l'inter-culturalité dans les conceptions que nous avons du monde aura passé une partie de sa carrière universitaire en République dominicaine puis en Martinique et enfin en Guyane, terrain de recherche fort intéressant pour notre passionné de rencontres et d'échanges culturels. D'ailleurs , l' « inter-culturel » qu'il pourrait avoir inventé  résume le concept qui lui sert de moteur vital, tout comme l'espíritu positivo dominicain semble lui garantir une éternelle jeunesse. Ce jeune homme de 65 ans*, maître de conférence spécialisé en linguistique quitte l'enseignement qu'il a pratiqué avec passion ces dernières années à Cayenne pour s'installer à La Havane où il travaillera sur un projet de dictionnaire en ligne de la Caraïbe avec l'université cubaine. A cette occasion, Pedro Ureña Rib a été nommé ministre conseiller du président Léonel Fernandez à Cuba en juin 2010.

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Nasson 1961-2008 - Parcours

Tohu à Montreal, lors de l'exposition  (2006)Méandres de la Memoire: Haiti, 200 ans d'histoire à partager (archives des Ateliers Jerome)Camille JEAN dit Nasson est né le 15 juillet 1961 à Port-au-Prince. Il commence à travailler la sculpture dès l’âge de huit ans en utilisant les clous et les noyaux d’avocat. A treize ans, il est initié à l’art religieux par le père Léonel Dehoux. En 1983, il rencontre un artiste italien Angelo Vanenda qui lui apprend l’anatomie. A cette même époque, Nasson sculpte à l’intention du pape Jean Paul II, la Vierge CZECHONOWA. Le pape, en guise de remerciement, lui envoie un chapelet. Alors, il prend conscience de ses capacités de sculpteur et se met au travail du bois et de la pierre. Il fréquente l’atelier des Pères Salésiens, où il rencontre des sculpteurs, fait de la musique et chante. Il fonde avec eux le groupe musical, Nacovy, qui se produit à Rivière Froide, localité où il vit depuis son enfance. Là, il travaille avec les sculpteurs Jean Salomon Horace dit Ti Pèlin et Brunel Rocklor à la formation des jeunes et à la défense de l’environnement.  Il produit à ses débuts des sculptures pour le cimetière de sa localité. Son œuvre de puissante expressivité s’est orientée vers l’incrustation de matériaux recyclés sur une structure en bois sculpté. Sa rencontre avec l’artiste Mario Benjamin en 1987 avec lequel il fait l’expérience d’œuvres combinées, est déterminante.

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