L'Artchipel : La saison 2009>2010 est terminée !
Vendredi, 23 Juillet 2010 22:25
L'Artchipel
De la Jamaïque à Trinidad, L’Artchipel vous a invité, tout au long de la saison, à découvrir la transversalité des musiques caribéennes avec notamment : Jacques Schwarz-Bart (Guadeloupe), Dennis Mario (Porto-Rico), Belo (Haïti), Klod Kiavué et Lizin tanbou (Guadeloupe), Kendel Hippolyte (Sainte-Lucie), Brother Resistance (Trinidad) et Linton Kwesi Johnson (Jamaïque) sans oublier les artistes programmés au cabaret les groupes Kimbòl, et Kwawtet Kréyol et Suga Moss I Wa
Mise à jour le Mardi, 27 Juillet 2010 16:45
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Edito d'Inter-Entreprises juin 2010 : Changement d'époque
Lundi, 07 Juin 2010 18:04
F. Rosamond
Il est des mois plus riches en événements que d'autres. Ce mois de mai 2010 en fait partie. Alors qu'il est réputé pour son temps d'inactivité à cause de ses jours fériés qui s'enchaînent, cette année, c'était comme s'il n'en avait pas existé.
Mise à jour le Samedi, 03 Juillet 2010 21:45
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390 - La culture, ça se mange ?
Jeudi, 11 Mars 2010 19:55
Karole Gizolme
A la veille des élections régionales en Guadeloupe et en Martinique, paraît le Guide de la Caraïbe culturelle.
Quelle place la culture occupe-t-elle dans les débats et les projets de développement ?
Fred Deshayes - leader du groupe Soft et maître de conférence, Yves Bernabé - inspecteur d'académie, Léna Blou - directrice du Cdec-Lénablou, Christian Boutant - Sacem Martinique et d'autres encore reviennent sur cette question qui nous paraît essentielle pour nos sociétés de demain.
Petit retour en arrière. Les Etats généraux de 2009 ont soulevé la question du développement culturel, tout comme l’Agenda 21, ou le SMDE en Martinique l' ont effleurée. Les Assises de la culture en Guadeloupe (dont les synthèses n’ont pas vu le jour ou ne sont pas connues par les concernées) et le diagnostic culturel de la Guyane ont tenté de faire émerger les potentialités et les besoins pour mieux penser le développement culturel.
Depuis la départementalisation en 1946, nous pouvons citer parmi les actions remarquables menées qui sont détaillées dans le Guide de la Caraïbe culturelle à travers des cartes et des chronologies qui remontent jusqu'au XVIII° sciècle (1) :
En Martinique : dans les années 70, la création du Sermac et des centres culturels par la Mairie de Fort-de-France, et celle du CMAC, devenu Scène nationale pour lequel l'on peine à connaître son devenir. Bien plus tard dans les années 80, apparaîtra l’Institut régional des arts visuels qui pourtant peine encore à s’affirmer comme un lieu incontournable régional (dans le sens de la région caribéenne). Tout récemment, le Conseil Général a rédigé un schéma départemental de développement des enseignements artistiques, musique, danse, théâtre dans lequel figurent des préconisations portant notamment sur la création d’une école départementale de musique, danse et théâtre de la Martinique. Ce travail sera t-il pris en compte par la nouvelle assemblée qui fusionnera Région et Département ?
En Guadeloupe, le Conseil Général et sa Bibliothèque départementale de prêt, appuyés par la DRAC ont permis ses dix dernières années la création de médiathèques modernes dans la quasi totalité des communes de l‘archipel. Exemple plutôt réussi de coopération Etat/Collectivités. De nouveaux lieux culturels sont nés : L’Artchipel, la salle Robert-Loyson, etc… et des initiatives multiples sont nées pour soutenir la vie artistique et culturelle.
Pour la Guyane, le Conseil régional a rédigé son Schéma régional de développement culturel, document livré en janvier mais qui devra attendre l’après-élection pour être rendu public… et mis en oeuvre.
Pour Haïti, qui occupe aussi un chapitre entier du Guide de la Caraïbe culturelle, ce sont des schémas de reconstruction qui sont d’actualité. De l’appel international pour la reconstruction du système éducatif aux nombreuses interventions des écrivains haîtiens sollicités sur toutes les ondes, en passant par notamment l’appel des poètes pour Haïti, le lancement du Réseau Culture Haïti et d’Haïti Action Artistes, jamais sans doute la culture n’a été autant au cœur des débats pour la reconstruction d’un pays.
La culture outil et facteur de développement, dites-vous ? Cela vaut pour Haïti, mais malheureusement la question n’est jamais posée en ces termes dans les terres de l’outre-mer français. Pourtant, même plus riches que leurs voisins, ces régions ont encore d’énormes besoins à satisfaire pour procurer à l’ensemble de leurs populations des cadres de vie satisfaisants (cf le taux de chômage, l’illettrisme qui perdure, etc). La culture, ici aussi, peut ouvrir des voies fructueuses….
Karole Gizolme
avec la konplosité de Fabienne Pourtein
(1)
Etablir des passerelles, comparer des expériences entre les différents territoires francophones de la Caraïbe, c'est ce que propose en filigrane le Guide de la Caraïbe culturelle, coédité par Vents d'ailleurs et Gens de la Caraïbe
Mise à jour le Vendredi, 12 Mars 2010 10:28
389 - Il ne s’agit pas de charité mais de fraternité
Jeudi, 04 Mars 2010 16:17
Karole Gizolme
Il ne s’agit pas de charité mais de fraternité ! Cette phrase nous a été glissée dans une réponse à l’appel de détresse de Jean-Claude Fignolé cet écrivain qui administre aussi la commune des Abricots devenu après le 12 janvier, le refuge improvisé de milliers de sinistrés. Après la vague d’émotion qu’a soulevée la catastrophe, surgit l’émotion que provoque les dons et actions menés partout par beaucoup, de la petite entreprise d’imprimerie française à la grande compagnie d’électronique allemande qui double chaque don de ses salariés (1 euro donné = 1 euro de plus de la direction, en tout, deux euros pour Haïti).
Cependant, dans les deux cas, il faut éviter de se laisser submerger par tout cela et rester lucide pour mieux accompagner le pays, surtout dès que les premières difficultés surgissent. La saison des pluies sur place (en avance cette année) et les taxes bancaires ou des organismes internationaux de transfert d’argent qui représentent près de 25% de la somme versée (sauf si le montant atteint 500 euros dans le cas des organismes de transfert). Ainsi, il faut là aussi se serrer les coudes et s’associer à ses amis et connaissances ou donner sa contribution à des projets déjà bien avancés et rodés. Voir Bay koko pou savon à Morne-à-l’Eau ce samedi 06 mars 2010.
L’après 12-janvier a aussi permis à l’histoire d’Haïti de se révèler à beaucoup d’Européens qui découvrent (fort tard) le lien avec cette république francophone et créolophone. Le 10 mai, journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions en France depuis 2006 pourrait cette année être dédiée à Haïti, actualité immédiate et nécessaire pour la reconstruction du pays.
Or, 2010 est l’année du 50e anniversaire de l’indépendance des ex-colonies africaines de la France. Des organismes ont certainement pensé leurs événements du 10 mai dans ce sens. Cependant les deux thèmes ne sont pas étrangers, loin de là. Les deux sauront certainement épouser une cause commune, celle de mieux connaître notre histoire. Au passage, nous gardons toujours à l’esprit que c’est un réalisateur haïtien, Raoul Peck qui a signé deux grands films engagés sur le Rwanda et le Congo, Sometimes in April (2005) et Lumumba (1992 et 2000).
Il reste encore à réaliser des films pour rendre hommage à la culture haïtienne, notamment au vodou qui, il y a à peine quelques jours, a fait l’objet d’attaques violentes d’un pasteur protestant et ses ouailles, rendant le vodou responsable du séisme. La fascination ou le fantasme qu’a suscité le vodou pour ses pouvoirs magico-religieux notamment dans les productions cinématographiques américaines, tend se retourner contre cette manière de vivre qui fonde le peuple haïtien.
Mise à jour le Jeudi, 11 Mars 2010 20:24
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